Pratique

Histoire de Miélan

Histoire de la commune, d’après Guy Senac de Montsembernard :

A travers la lecture des cartes de Cassini, plusieurs informations sont fournies sur les entités d’habitation et leurs évolutions jusqu’à aujourd’hui.

Ainsi, on constate que l’essentiel des entités des hameaux et du village de la commune existaient déjà en 1750.

Les hameaux des Pourelles (Pourelle), Le Joli (Jolou), Soulet, Le Hajau Catala (Catalan), Gentillot, Choutéou (Choutéau),… sont répertoriés.

Les habitations disséminées à l’époque sur le territoire correspondent aujourd’hui aux entités de hameaux. Le village est très facilement identifiable avec l’emplacement suivant l’ancienne voie royale.

Le territoire était habité bien avant que ne soit créée la bastide de Miélan, comme en témoigne la découverte d’un sarcophage sur un site appelé « Le Gleysa » au XIXème siècle.

L’acte de fondation de la bastide a été signé le 22 juillet 1284 à Toulouse par le sénéchal du roi de France, Eustache de Beaumarchès et le seigneur local Guilhaume-Bernad de la Roche, seigneur du Baray.

Moins d’un siècle après sa fondation, en 1370, la bastide a été incendiée et détruite par les anglais lors de la Guerre de Cent ans. Elle fut reconstruite alors dans un espace cinq fois plus petit que l’enceinte primitive.

Mais concurrencée par les bastides voisines de Mirande, Marsiac, Trie et Rabastens, Miélan a mis plusieurs siècles pour se relever de cette mise à sac.

Il fallut attendre le XVIIIème siècle pour qu’un renouveau se produise. La ville va déborder de nouveau de son enceinte étroite avec la création par Louis XIV du duché-paierie d’Antin. Miélan en devint le chef-lieu judiciaire: le bailliage ducal d’Antin, qui relevait directement en appel du Parlement de Toulouse y siégea.

La création de la route royale d’Auch à Tarbes dans les années 1750 par les intendants de louis XV la confortera encore, et permis de percer ses murailles et de développer un faubourg. Un relais de poste y fut notamment créé.

Pour l’anecdote, Napoléon, rentrant d’Espagne, traversa Miélan le 24 juillet 1808.

L’élan économique donné par la route fut encore renforcé par l’ouverture en 1869 de la ligne de chemin de fer Auch-Tarbes. Elle fut alors le centre de l’élevage de la race porcine de Miélan (un des plus importants marché porcin du pays) jusqu’à la seconde guerre mondiale.